L’œuvre négative du colonialisme français en Kanaky : Une tentative de génocide par substitution Publié le 16 avril 2018

Saïd Bouamama

La date du référendum d’autodétermination de la Kanaky[i] est enfin fixée au 4 novembre 2018.  Ce référendum obtenu par les accords de Nouméa de 1998 a connu de nombreuses péripéties : conflit sur la composition du corps électoral avec l’exclusion de 25 000 électeurs kanak, conflit sur la formulation de la question posée avec la tentative d’imposer en implicite une élimination de la perspective d’une indépendance totale[ii], nomination de Manuel Valls comme président d’une « mission d’information sur la Nouvelle-Calédonie » et déclarations publiques anti-indépendantistes de celui-ci, etc. L’histoire longue et récente de l’archipel souligne  son importance économique et stratégique pour le colonialisme français. Celui-ci mettra tout en œuvre pour maintenir sa mainmise sur cette colonie de peuplement dans laquelle a été tentée une tentative de génocide par substitution.  Résumant l’attitude de l’Etat français devant le comité de décolonisation des Nations-Unies,  Roch Wamytan président du groupe UC-FLNKS et  nationalistes au congrès de Nouvelle-Calédonie déclare ainsi en mai 2015 : « sous couvert de démocratie, nous pouvons déceler des manœuvres d’un Etat tentant d’assurer sa domination tout en faisant bonne figure devant la communauté internationale[iii]. »

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À la dignité de nos pères, en lutte

Intervention des Chibanis de la SNCF avec le FUIQP dans le cadre de la journée Féminisme et luttes de libération organisée par le Réseau Classe/Genre/Race

Intervention FUIQP, de Farid Bennaï  du 10 Mars 2018

Merci Louisa, Fatima, de nous offrir la possibilité dans le cadre des luttes de libération de nous inscrire, en tant qu’héritiers des luttes des immigrations, dans une continuité simple, celle de nos luttes passées et présentes !

Merci à nos anciens, nos parents, nos chibanis, de nous offrir une fois de plus une belle leçon de résistance et de dignité face aux discriminations, et à ce qu’il est convenu d’appeler en effet un racisme d’Etat.

Les chibanis ont su relever la tête et lever le point unis pour dire ça suffit.

Pour dire, nous voulons l’égalité des droits, la dignité, la justice.

Et c’est dans ce sillon des luttes creusées ici et là-bas que le FUIQP a décidé de mettre ses pas pour continuer le combat.

Nous le savons, le racisme et les discriminations ne vont pas s’arrêter avec cette décision de justice tardive obtenue de haute lutte.

Cela s’arrêtera quand nous aurons décidé réellement de nous unir pour ne plus subir.

Et c’est dans cette perspective que le FUIQP organise avec les chibanis et d’autres compagnons de luttes, le samedi 28 avril, à la bourse du travail de Paris.

Une journée que nous avons intitulée : des politiques de racialisation aux discriminations au travail.

Il sera aussi question de comment faire face ensemble aux attaques qui se multiplient.

Une nouvelle saison arrive, il est encore temps, mais il est grand temps qu’émerge notre printemps pour un antiracisme politique.

Merci !

Rencontres nationales du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires 2018

Des politiques de racialisation aux discriminations au travail


Nous assistons actuellement à une forte régression et répression idéologique : l’antiracisme se réduit trop souvent à un combat contre le racisme individuel à l’occasion de « dérapages » qui se multiplient effectivement. C’est minimiser la réalité du racisme systémique, c’est-à-dire, au-delà des idéologies racistes, des discriminations au quotidien que cela soit au travail, dans le logement, à l’école, mais c’est aussi occulter le rôle du racisme institutionnel, comme dans les contrôles au faciès, qui n’est pas seulement le reflet du racisme ordinaire dans la soc
iété, mais aussi l’effet de politiques de racialisation : le traitement étatique et municipal des populations vivant dans nos quartiers populaires (de confession musulmane ou pas, migrants, sans papiers, ou Rroms venus de Roumanie ou de Bulgarie, pays membres de l’Union européenne) en est l’illustration la plus brutale. La racialisation des classes populaires participe d’une logique qui est celle des politiques néolibérales.

Face à la continuité et l’inhumanité des politiques qui sont menées, comprendre pour agir ensemble devient alors une nécessité urgente qui doit pouvoir être mise en œuvre maintenant !

Programme (provisoire) :
8h15-9h00 : Accueil petit déjeuner

9h00-9h30 : Introduction générale – Saïd Bouamama

9h30-11h30 : Table ronde 1 – Etats des lieux : le racisme et les discriminations aux centres des politiques étatique
Thèmes (intervenant.e.s à venir) :
– Discriminations des Chibanis
– Chasse aux migrants et aux sans-papiers
– Discriminations massives aux travail, assignations raciales dans certains secteurs, exploitation, hiérarchie raciale
– Traitement des Roms en France
– Comment lutter face aux discours et aux pratiques racistes?
Les interventions seront suivies d’un débat avec la salle (1h-1h).

11h30-13h00 : Pause déjeuner

13h00-15h00 : Table ronde 2 – Pression et répression d’une lutte sociale urgente, l’antiracisme politique !
Thèmes (intervenant.e.s à venir) :
– Attaques contre l’antiracisme politique
– Lutte contre les répressions « médiatiques » et « politiques »
– Lutte contre les violences policières et juridiques
– Commenter résister la répression des luttes d’émancipation ?
Les interventions seront suivies d’un débat avec la salle (1h-1h).

15h00-15h15 : Pause café

15h15-16h45 Table ronde 3 – Avec les peuples en luttes contre l’impérialisme et le colonialisme
Intervenant.e.s et thèmes :
– Kanaky
– La Réunion
– Mouvement Panafricain et lutte contre le Franc CFA
– Palestine
Les interventions seront suivies d’un débat avec la salle (1h-1/2h).

16h45-17h00 : Conclusions et perspectives – Saïd Bouamama

L’œuvre négative du colonialisme français à Mayotte : Un îlot de pauvreté dans un océan de misère

Saïd Bouamama

L’idée que le colonialisme est une affaire du passé est fréquente dans le débat médiatique et politique. Des polémiques peuvent surgir sur « l’œuvre positive » ou au contraire sur le caractère de « crime contre l’humanité » de ce colonialisme mais elles concernent des séquences historiques du passé. Le mouvement social qui secoue Mayotte depuis plus de quatre semaines rappelle que le colonialisme français est encore une réalité contemporaine.

Rappelons que sur les 17 « territoires non autonomes » c’est-à-dire que les Nations-Unies considèrent comme devant être décolonisés, deux (la Kanaky et la Polynésie) sont occupés par la France. L’île de Mayotte pour sa part est considérée comme partie intégrante des Comores par la résolution 3385 du 12 novembre 1975 de l’assemblée générale des Nations Unies qui énonce : « la nécessité de respecter l’unité et l’intégrité territoriale de l’archipel des Comores, composé des îles d’Anjouan, de la grande-Comore, de Mayotte et de Mohél ». (1)

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impunité policiére

Que faire face à la police ?

Chaque année, la police tue en moyenne une dizaine de personnes : balles dans le dos, étouffements, plaquages violents… Sans compter les violences, coups, agressions et viols. En grande majorité ce sont nos jeunes de quartiers les victimes, jeunes hommes Noirs ou Arabes, comme Lamine Dieng, Adama Traoré et tous les autres. Il ne s’agit pas de simples « bavures » mais d’un racisme institutionnel dans la police et la gendarmerie, et dans la justice qui condamne rarement les agents. Que faire face à cette problématique ?

control de police
Lorsque vous êtes témoins d’un contrôle de police :

–  Restez à proximité pour vérifier que le contrôle se passe sans violence, les policiers seront moins tentés d’utiliser la violence s’ils savent qu’ils sont observés

–  Vous avez le droit de regarder un contrôle de police, mais assurez vous d’avoir vos papiers d’identité sur vous (ils seront tentés de vous contrôler aussi)

 

Lorsque vous êtes contrôlé :

– Les policiers et gendarmes ont de droit de vous palper par-dessus vos vêtements, mais seuls les officiers de police judiciaire ont le droit de vider vos poches et vos sacs (cette control au faciés fouille doit être faite par un agent de même sexe : il est interdit de pour un homme de fouiller une femme et inversement). Vous pouvez demander à l’agent sa carte pour vérifier si c’est un officier de police judicaire.

– Vous n’avez pas le droit de refuser un contrôle. Gardez au maximum votre calme pour éviter d’être accusé « d’outrage » ou de « rébellion ». Si vous êtes emmené en garde à vue, demandez de suite à voir un avocat (les commis d’office sont gratuits, vous ne payez rien et n’avancez rien)

Si vous êtes témoins de violences policières :

 

  • Vous pouvez rappeler à la police qu’elle n’a pas le droit de recourir à la violence de manière spontanée (c’est-à-dire si les personnes en face ne commettent pas de violence, dans ce cas ils ont le droit de maîtriser l’individu, mais de manière proportionnée)
  • Filmez la scène, la police n’a pas le droit de vous empêcher ni de prendre votre violences policiérestéléphone. Vous pouvez diffuser les images. La loi interdit par contre d’associer les images a des insultes. S’il y a des commentaires avec des insultes vous pouvez être considéré comme responsable
  • Rapprochez vous de collectifs qui pourront relayer les images et témoignages (Urgence Notre Police Assassine, Front Uni Des Immigrations Et Des Quartiers Populaires, Stop Contrôles Au Faciès)

Si vous êtes victime de violences policières :

  • Criez pour que les gens s’arrêtent dans la rue, et soient témoins, filment
  • Faites constater vos coups ou blessures par un médecin
    victime de violence policiére

    victime de violence policiére

  • Si vous le souhaitez, diffusez l’information, et prenez contact avec un collectif qui vous guidera et relaiera l’information
  • Retenez les informations qui vous seront utiles par la suite : plaque d’immatriculation des agents, leurs noms si vous avez eu accès à leurs cartes.

Pour toute personne :

Renseignez vous sur vos droits 
  • Rejoignez un collectif, militez pour vos droits, soutenez comme vous pouvez (moralement, financièrement, etc.)

CHOISISSONS NOS HÉROS Faidherbe assassin !

Partout en France, on peut retrouver des places ou des avenues Louis Faidherbe. A Lille, un lycée porte son nom et une grande statue de lui fait face à la Place de la République. Dans les livres d’histoire, on fait les louanges de ce grand « bâtisseur d’empire ». Pourtant, pour les peuples d’Afrique, Faidherbe est le symbole de l’horreur de la période coloniale

MAIS QUI EST FAIDHERBE?

Il fut en effet un des principaux partisans et assassins de la colonisation. Il commence cette « œuvre » lors de la conquête de l’Algérie de 1842 à 1847, notamment avec l’expédition meurtrière du Chélif. Il est ensuite envoyé en Affiche choisissons nos hérosGuadeloupe en 1848-1849 puis revient en Algérie jusqu’en 1852. Il est un des acteurs clefs d’un des épisodes les plus barbares de la conquête avec l’expédition du Djurdjura, sous les ordres du Général de Saint-Arnaud. Pour le remercier de ces sinistres actions, il est promu gouverneur du Sénégal fin 1854.

Il va s’y illustrer par des crimes militaires de masses contre les Toucouleurs de 1855 à 1863. Il compte en particulier à son actif le ravage de nombreux villages et la destruction par le feu de la ville de Fatick. Il va aussi impulser la création des « tirailleurs sénégalais » à qui le sale boulot de répression des résistances anticoloniales était confié. La « pacification du Sénégal » qu’il mit en œuvre est en fait l’utilisation à grande échelle de pratiques que l’on ne peut que qualifier de crimes de guerre : famine (incendie des champs et cultures vivrières en plus des villages), pratique du terrorisme par l’armée coloniale (enlèvement d’enfants et de femmes utilisés comme otages), mise en place du travail forcé, etc.  Pour tous ces faits scandaleux, il est nommé général en 1863.

NOUS EXIGEONS LE DÉBOULONEMENT DE FAIDHERBE

En toute situation, nous sommes du côté des peuples et pas de la classe dirigeante. C’est pourquoi nous refusons de faire de Faidherbe une idole : nous préférons au FUIQP célébrer El Hadj Omar Tall qui lui résista. Le déboulonnage des statuts de cet assassin colonial que fut Faidherbe sera un indicateur de la décolonisation des esprits.

Le FUIQP 59/62 méne réguliérement des rassemblements à travers sa caravane des quartiers, et ainsi senssibiliser les passants-es du passé coloniale français qu’arbord honteusement l’État Français dans  l’espace public.

Rejoins le FUIQP et vient nous aidez dans cette campagne !!

tract campagne choisissons nos heros

De la chasse aux sorcières en général et de celle contre Houria Bouteldja en particulier

Soutien sans faille du FUIQP 59/62.

Disons le nettement nous avons longtemps hésité à publier cette prise de position. Cette hésitation n’a rien à voir la nécessaire solidarité devant les calomnies déversées sur Houria Bouteldja puis sur ceux osant la soutenir. La cause de notre hésitation est le refus d’être une nouvelle fois otage d’un agenda imposé politiquement et médiatiquement d’une part et la volonté de rester ancré sur nos luttes de terrain d’autre part. L’inscription dans la durée et la montée en charge de la polémique diffamatoire nous contraint à sortir du silence. Notre soutien à Houria Bouteldja est sans faille. Face aux tentatives de division, d’isolement, de déformation des propos, de répression, etc., la seule réponse possible est la solidarité sans faille. C’était vrai pour d’autres hier et en particulier contres certains militants du FUIQP, cela reste vrais pour Houria Bouteldja ou Danièle Obono aujourd’hui, cela restera vrais pour quiconque sera attaqué en raison de sa dénonciation du traitement d’exception subit par les populations issues de la colonisation.

De quoi s’agit-il ?

La publication, le 10 juin 2017, dans le supplément « Idée » du journal « Le Monde » d’un article de Jean Birnbaum intitulé « « La gauche déchirée par le racisme antiraciste » sonne le début d’une énième offensive contre « l’antiracisme politique ». L’auteur n’y faisait que ressasser les mêmes balivernes d’une dérive « différentialiste » et « racialiste » dans l’antiracisme politique conduisant selon l’article à la négation de l’universalité et au racisme anti-blanc. Houria Bouteldja est dans cet article par citations interposées tout simplement accusée de racisme, de sexisme, d’antisémitisme. La publication dix jours plus tard dans le même journal d’une tribune intitulée « Vers l’émancipation, contre la calomnie. En soutien à Houria Bouteldja et à l’antiracisme politique » par 21 intellectuels suscite en réaction une multitude
d’articles, de prises de positions, de pseudo-analyses, de post sur facebook, etc.,qui ne peut se qualifier que par l’expression « chasse aux sorcières ». « Touche pas à ma raciste (ces intellectuels qui soutiennent Houria Bouteldja) » titre ainsi la revue Marianne. Le 5 novembre 2017 la chasse aux sorcières s’élargie. Désormais Houria Bouteldja
n’est plus la seule cible de la nouvelle campagne. Pour avoir refusé de condamner Houria et l’avoir appelé « camarade dans la lutte antiraciste», la députée « France
Insoumise », Danièle Obono devient à son tour la cible de salves médiatiques à
répétition. Plus grave l’inquisiteur était trouvé dans le nouveau président de la LICRA, Mario Stasi demandant à Jean-Luc Mélenchon de clarifier sa position sur le PIR présenté comme ayant une « doctrine exclusivement vertébrée par le racisme
et son obsession des Juifs ». Désormais tous ceux refusant les calomnies contre
Houria sont considérés comme des cibles potentielles de la chasse aux sorcières.

La tentative d’imposition d’une police idéologique

L’élargissement des cibles de la chasse aux sorcières révèle la tentative
d’imposition d’une police idéologique touchant tous ceux qui refusent de limiter le
combat antiraciste à des discours vagues sur la tolérance, le vivre ensemble, le touche pas à mon pote, etc. L’antiracisme abstrait et idéaliste recherche ainsi à se
réimposer après plusieurs décennies de reculs imposés par les luttes d’associations et de collectifs ayant mis en avant des revendications et des formes de luttes
correspondant à leurs problèmes concrets qui posent inévitablement des questions systémiques et structurelles. Toute dénonciation de l’islamophobie, du racisme d’Etat, de la violence policière comme système (et non comme bavure), court
désormais le risque du procès en sorcellerie. Il s’agit ainsi de silencier des voix dissidentes, d’imposer idéologiquement une limite à la critique du système inégalitaire, de réassigner à une place d’objet ceux qui ont osés tenter de prendre une place de sujet politique.
L’élargissement des cibles a également un autre objectif, concernant la politique internationale de l’Etat français, que révèle la fréquence de l’accusation « d’antisémitisme » dont sont l’objet les militants de l’antiracisme politique toutes organisations confondues. Il s’agit ni plus ni moins que de légitimer la
criminalisation de l’antisionisme en l’amalgamant avec l’antisémitisme. Ce n’est ainsi pas un hasard que le nouvel inquisiteur soit la LICRA. Cette organisation
considère en effet par la voix de David-Olivier Kaminski, conseiller spécial du Président de la LICRA que « depuis quelques années le nouveau visage de
l’antisémitisme porte celui de l’antisionisme ». En juillet 2017 le président Macron lors de la cérémonie en mémoire de la rafle du Vel d’Hiv caractérise à son tour l’antisionisme comme « la forme réinventée de l’antisémitisme ».

Il n’en fallait pas plus pour que le CRIF se sente autorisé à exiger une loi de criminalisation de l’antisionisme : « J’ai demandé au Premier ministre, au ministre de l’Intérieur et à la ministre de la Justice de faire en sorte que cette définition, qui prend en compte l’antisionisme comme forme nouvelle de l’antisémitisme, soit transposée dans l’arsenal législatif français » déclare son président Francis Kalifat le 8 novembre 2017. Cette logique une fois enclenchée est une véritable boite de
Pandore pouvant élargir ensuite la cible à toute critique de la politique étrangère : contre les guerres néocoloniales et les ingérences de la Françafrique ou contre la monnaie coloniale qu’est le franc CFA par exemple.

La solidarité est une nécessité politiquement vitale

Face à l’ampleur de l’offensive la question de la solidarité sans condition
n’est pas une option mais une nécessité. Des procès contre Houria
Bouteldja, Saïd Bouamama et Saïdou de ZEP, aux attaques actuelles
contre Houria Bouteldja et Danièle Obono, en passant par les tentatives
d’annulation du festival Nyansapo et du camps d’été décolonial, par les
procès contre des militants de la campagne BDS ou par l’annulation
récente d’un colloque contre l’islamophobie à Lyon, ce qui se dessine c’est
bien une réassignation violente à l’invisibilité et au silence politique qui
se révèle.

Sans solidarité politique c’est le suicide
politique collectif que nous permettons