Hommage à notre frère Mehdi Kessaci et à toutes les familles victimes de la guerre sociale imposée par le gouvernement et ses complices.
Un assassinat de plus, un jeune de plus emporté par un système qui broie la jeunesse des quartiers populaires. Nous appelons à la solidarité la plus large avec sa famille et à rejoindre massivement la marche organisée en sa mémoire par la famille Kessaci aujourd’hui à 15h à Marseille.
Mort d’un jeune de 20 ans à Marseille : une tragédie sociale et politique de trop!
La mort d’un jeune de 20 ans à Marseille n’est pas seulement un drame individuel.C’est une tragédie sociale et politique de trop, le symptôme d’un système qui assigne les jeunes des quartiers populaires à des places prédéterminées, loin des discours officiels sur la liberté, l’égalité et la fraternité.
Dans nos quartiers, l’économie du commerce de la drogue n’est pas une « déviance » isolée : elle est devenue l’un des rares espaces où une partie de la jeunesse, faute d’alternative réelle, est tolérée, canalisée, et finalement intégrée dans un modèle économique capitaliste où seule compte l’accumulation rapide de richesses.
Un modèle qui transforme la survie en compétition, l’absence d’avenir en pari mortel, et l’injustice sociale en fatalité.
Cette intégration par le bas, violente et sélective, n’est pas un hasard : elle est le produit de décennies de politiques publiques qui abandonnent nos quartiers, détruisent les cadres collectifs, criminalisent les solidarités et renforcent un ordre sécuritaire qui prétend régler socialement ce qu’il refuse de régler politiquement.
Nos jeunes ne naissent pas « trafiquants ».
Ils deviennent ce que le système leur laisse comme place.
Face à cette spirale, nous affirmons :
• La première responsabilité est politique et structurelle, pas individuelle.
• La réponse doit être sociale, éducative, économique, et fondée sur l’égalité réelle, pas uniquement sécuritaire.
• Les jeunes des quartiers populaires ne doivent plus être livrés au marché, à la précarité ou aux guerres internes générées par un système injuste.
Le FUIQP exprime sa solidarité avec la famille de Mehdi Kessaci et avec toutes celles et ceux qui, dans nos quartiers, paient le prix d’un ordre social colonial, racialisé et capitaliste qui produit lui-même les violences qu’il prétend combattre.
Il est temps de briser l’assignation, d’ouvrir des horizons, et d’exiger des droits, des ressources et une dignité réelle pour toutes et tous.Il est grand temps de nous unir pour ne plus subir.
Communiqué du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)
22/11/2025


