Intervention de notre frère et camarade Saïd BOUAMAMA, porte parole du FUIQP
Auteur/autrice : Malcomarafat
Meeting : Guerre coloniale et impérialiste là-bas, guerre sociale et raciale ici : un seul combat

Meeting à ivry sur Seine ( espace Robespierre)
le 12 février 2026 à Ivry-sur-Seine à 18h30
Ce meeting a un objectif clair : comprendre, dénoncer et agir .
- guerre sociale contre les travailleurs, les chômeurs et les précaires,
- guerre raciale contre les immigrations et les quartiers populaires,
- négrophobie et islamophobie d’État,
- montée du fascisme et durcissement répressif.
Ce meeting est un moment pour clarifier politiquement, rompre avec le flou, et poser des perspectives d’action : agir contre l’impérialisme,le colonialisme,construire une réponse politique indépendante, populaire et anti-raciste.
« À bas le voile » ? Non, à bas l’islamophobie institutionnelle !
«Israël balkanise la Somalie – Le Monde vu d’en Bas – n°208 ». Intervention vidéo de Saïd BOUAMAMA porte parole du FUIQP.
« Trump : Les Guerres à venir – La France d’en Bas ». Intervention de Saïd BOUAMAMA porte parole du FUIQP.
AGRESSION CONTRE LE VÉNÉZUÉLA : INTERVENTION DE SAÏD BOUAMAMA LE 03/03/2026 A LILLE
Intervention très éclairante de Saïd BOUAMAMA, Porte-Parole du FUIQP et du Collectif sans-papiers 59 aujourd’hui a Lille suite à l’agression américaine du Venezuela et sur l’escalade impérialiste actuelle a visée de guerre.
Agression contre le Vénézuéla : Intervention de Farid BENNAÏ le 03/03/2026 à Paris
Retour sur l’intervention de Farid Bennaï Porte-Parole du FUIQP au rassemblement à Paris aujourd’hui 03/01/2025 à Paris :
Venezuela, Palestine, un même combat
Reconnaissance de l’État palestinien par Macron : deux face d’une même médaille au service du sionisme.
PALESTINE VAINCRA !
Le FUIQP salue la reconnaissance officielle de l’État palestinien par la France. Cette décision, attendue depuis des décennies par les peuples en lutte et les soutiens de la cause palestinienne, représente une avancée importante sur le plan symbolique et diplomatique.
Mais ce geste reste insuffisant face à l’urgence de la situation à Gaza et en Cisjordanie. Tandis que les crimes de guerre se multiplient, que la population civile est broyée par les bombardements, les déplacements forcés et la famine organisée, le refus de la France de prendre des sanctions concrètes contre l’État israélien constitue un manquement grave.
La reconnaissance ne vise pas la rupture avec le soutien colonialiste et génocidaire du gouvernement israélien. Elle reste un faux pas en avant pour les droits légitimes du peuple palestinien : Macron reconnaît la Palestine et, dans le même temps, son ministre continue la répression en interdisant les drapeaux palestiniens dans les mairies.
Tout cela est le symbole d’un gouvernement qui prétend protéger les peuples opprimés, colonisés, victimes de génocide, alors qu’il fait exactement l’inverse. Seule la résistance des peuples colonisés est libératrice. Seule la résistance du peuple palestinien permettra d’imposer une véritable reconnaissance de ses droits.
Reconnaître la Palestine, c’est bien. Agir pour stopper un génocide en cours, c’est indispensable.
Or, sans embargo sur les armes, sans gel de la coopération militaire, sans suspension des accords économiques, la France reste dans une position de double discours.
Le gouvernement français devrait s’inspirer de l’Espagne, qui a non seulement reconnu l’État palestinien, mais a aussi suspendu ses exportations d’armes vers Israël.
C’est pourquoi le FUIQP appelle à s’inscrire dans le mouvement mondial des peuples pour le soutien à la résistance du peuple palestinien face à la barbarie coloniale et génocidaire d’Israël et de ses alliés américains, européens et Français.
Comme le rappelait Nelson Mandela : « Tout ce qui est fait pour moi, sans moi, est fait contre moi. »
Il ne peut y avoir de paix sans justice, ni de justice sans actes.
Tahya Falestine !
La dissolution de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI) : Une nouvelle étape dans la banalisation de l’arbitraire politique
COMMUNIQUÉ DU FUIQP
Le mercredi 20 octobre 2021 le ministre de l’intérieur Gérard Darmanin a annoncé la dissolution de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie. Le motif officiel invoqué est que cette association appelle à la « haine, à la violence et à la discrimination ». Cette nouvelle dissolution intervient après celle du CCIF en décembre 2020 suivie de celles d’autres associations depuis sans que cela n’ait suscité de mobilisations à la hauteur de ces atteintes grave aux libertés d’association et d’expression. Une nouvelle fois preuve est faite qu’en matière de droits démocratiques le silence et l’absence de solidarité sur l’atteinte aux droits d’un militant ou d’une structure militante a pour effet de banaliser l’arbitraire et de généraliser la logique du bâton pour faire taire les voix discordantes.
Le décret portant dissolution du CRI est tout autant que celui concernant le CCIF l’année dernière significatif de cette logique du bâton se justifiant par une dénonciation des « intentions supposées » et non comme le voudrait le principe même de justice sur le fait de sanctionner des propos ou actes illégaux. Il est ainsi reproché au CRI de « cultiver le soupçon d’islamophobie au sein de la société française » ou encore de « présenter comme islamophobe les dispositions relatives à l’interdiction de dissimulation du visage dans l’espace public » ou enfin de « tenir un discours antisioniste appelant des messages à teneur antisémites » (sic), etc. Ces quelques exemples suffisent à démontrer que ce sont des opinions qui sont poursuivies et non des faits et propos délictueux. Penser qu’il existe une islamophobie en France, être en désaccord avec une loi ou critiquer le sionisme suffit désormais pour justifier une dissolution.
Cette nouvelle interdiction survient dans le contexte électoral d’une présidentielle marquée du côté du gouvernement par une course pour capter les voix d’extrême-droite avec la construction médiatique d’un Zemmour en charge de fixer le rythme et le degré de cette tentative d’extrême-droitisation de l’ensemble du champ politique. Pour que cette tentative soit efficace il est nécessaire non seulement de reprendre les thèmes classiques de l’extrême-droite mais aussi de diffuser la peur pour produire des réflexes d’auto-censure du côté de toutes les voix dissidentes. Après la campagne sur l’islamo-gauchisme, la banalisation des interdictions d’associations et de collectifs traduit cette volonté de réduire au silence par la peur et la répression tous ceux dénonçant le racisme et notamment le racisme d’Etat et l’islamophobie, les violences policières, le soutien au peuple palestinien, etc.
Nous avons déjà connu dans l’histoire d’autres séquences historiques caractérisées par une politique de contrôle de la pensée par la peur et la menace. Ce fut le cas en 1937 quand le gouvernement Blum dissolvait l’Etoile Nord-Africaine pour son engagement anticolonialiste. Ce fut le cas en 1980 avec la dissolution de la FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique noire en France) en raison de sa dénonciation de la Françafrique et plus largement de l’impérialisme français. A chaque fois ces dissolutions ont été le prélude à une logique sécuritaire renforcée pour tous.
Le FUIQP condamne, bien entendu, cette nouvelle dissolution et appelle à une solidarité totale avec les militants du CRI. En nous solidarisant avec le CRI c’est nous même et l’ensemble des droits démocratiques conquis de haute lutte que nous défendons. Dans certaines circonstances comme celles d’aujourd’hui se taire c’est cautionner.
Plus que jamais nous devons nous Unir pour ne pas subir.
Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires ( F.U.I.Q.P.)
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17 octobre 1961: Un crime d’Etat qui doit être officiellement reconnu.
DÉCLARATION DU FUIQP
Il y a déjà 60 ans, en pleine guerre d’Algérie, plusieurs dizaines de milliers d’Algériennes et d’Algériens descendaient pacifiquement dans les rues de Paris à l’appel de la Fédération de France du FLN pour protester contre le couvre-feu imposé de manière discriminatoire aux seuls Algériens par le préfet Maurice Papon et pour la libération de leur pays. Car les manifestations du 17 octobre 1961 furent d’abord un acte de courage et de résistance face à l’arbitraire colonial.
Il y a déjà 60 ans la police française commettait dans les rues de Paris le massacre de dizaines de manifestantes et manifestants algériens qui défilaient pacifiquement. Il s’agissait du plus grand massacre de toute l’histoire contemporaine française, depuis la Commune de Paris de 1871. Ce massacre a été commis dans une indifférence quasi-générale, sans mobilisation pour le dénoncer et sans même pendant des décennies de commémorations militantes de la part des forces démocratique et de gauche françaises.
Il y a déjà 40 ans les héritiers de ces Algériens assassinés commençaient leurs mobilisations pour que soit reconnue officiellement ce massacre comme crime d’Etat et pour que toute la vérité soit faite sur les responsabilités de celui-ci. Ce sont ces mobilisations, d’abord modestes et en nombre limité et ensuite plus conséquentes et en plus grand nombre, qui brisèrent la chape de plomb qui pesait sur ce crime d’Etat. Depuis de nombreux travaux d’historiens sont venus documenter le massacre, en souligner le caractère prémédité, l’ampleur de la violence mise en action, les rafles massives et expulsions qui l’ont accompagnées, etc.
Il y a déjà 9 ans, le 17 octobre 2012, que nos mobilisations ont conduit le président de la République François Hollande à reconnaître officiellement ce qu’il a, à l’époque dénommé, de manière euphémique « une répression sanglante », expression que reprendra presque mot pour mot le président Macron, six ans plus tard en parlant de « répression violente ». Ces reconnaissances euphémisées sont à la fois le résultat de nos mobilisations rendant impossible la chape de plomb antérieure et une tentative pour éviter que toute la lumière soit faite et toutes les responsabilités rendues publiques sur ce crime d’Etat.
D’autres procédures sont également déployées depuis plusieurs années avec les mêmes objectifs : présenter le 17 octobre 1961 comme étant de la seule responsabilité du préfet Papon, découper les faits de cette journée des séquences qui l’ont précédées et suivies qui sont elles aussi caractérisées par une violence d’Etat quotidienne contre les Algériens en général et contre les militants indépendantistes en particulier ; faire abstraction du contexte de négociation avec le FLN pour l’indépendance c’est-à-dire occulter que le massacre a été sciemment utilisé comme arme de realpolitik, etc.
Certaines reconnaissances officielles peuvent ainsi prendre la forme d’un enterrement de la question posée. C’est pourquoi le FUIQP appelle à la vigilance et à la mobilisation pour que les véritables enjeux soient posés et l’ensemble des responsabilités dénoncées. Faute de cela la reconnaissance officielle sera un piège, nos indignations se mueront en commémoration consensuelle mais elles seront vidées de tout contenu politique c’est-à-dire qu’elles seront dévitalisées et désincarnées.
Ce n’est pas que pour le passé que nous avons besoin d’une reconnaissance réelle et totale des massacres du 17 octobre 1961 mais aussi pour aujourd’hui et pour demain. C’est dans ce massacre d’Etat et dans de nombreux autres actes de l’Etat pendant cette période particulièrement, pendant la période coloniale plus largement, que s’origine le racisme systémique et le racisme d’Etat contemporain.
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