Le FUIQP exprime sa plus vive indignation et sa solidarité après l’incendie survenu à Bobigny, visant la maison départementale du parc de la Bergère, nommée depuis le 5 juillet Djamila Amrane, du nom de l’ancienne militante du FLN, intellectuelle et figure de la lutte de libération algérienne.
Cet acte criminel ne saurait être interprété autrement que comme une tentative de faire taire la mémoire vivante de l’anticolonialisme. Derrière les flammes, nous voyons les ombres persistantes des nostalgiques de l’Algérie française, ceux qui refusent encore d’admettre la défaite du colonialisme, et s’en prennent aujourd’hui à celles et ceux qui incarnent la dignité des peuples colonisés.
Ce n’est pas seulement une maison associative qui a été attaquée. C’est une mémoire, un symbole de résistance et de transmission, que certains veulent réduire au silence.
Nous affirmons haut et fort : nous ne nous tairons pas !
Nous dénonçons la banalisation des discours racistes, la complaisance envers les réseaux d’extrême droite et le mépris envers les mémoires populaires issues de la colonisation.
Le combat de Djamila Amrane est aussi le nôtre : justice, mémoire, émancipation.
FUIQP – Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires
8/08/2025


