Contre la dissolution de Génération EDR : une nouvelle étape dans la répression des luttes antiracistes

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) dénonce avec force la procédure engagée par le ministère de l’Intérieur en vue de dissoudre le collectif Génération EDR, comme l’ont révélé ses avocats le 30 mars 2026.

D’après ce communiqué, cette procédure s’appuie sur l’article L. 212-1 du code de la sécurité intérieure, sans pour autant établir le moindre fondement sérieux. Génération EDR, composé de collectifs non-violents, mène un travail de terrain essentiel contre les discriminations, notamment celles visant les personnes perçues comme musulmanes. Ses actions — débats, conférences, campagnes de sensibilisation — relèvent pleinement de l’exercice démocratique et du débat public.

Les éléments avancés par le ministère apparaissent lacunaires et infondés : rien ne permet d’affirmer que le collectif cautionnerait des violences ou troublerait gravement l’ordre public. En réalité, c’est bien son engagement antiraciste qui est aujourd’hui ciblé.

La dissolution d’un tel collectif constituerait une atteinte grave aux libertés fondamentales, notamment à la liberté d’expression et à la liberté de réunion, pourtant garanties par les principes démocratiques et consacrées par la jurisprudence européenne.

Cette attaque ne constitue malheureusement pas un cas isolé. Elle s’inscrit dans une politique désormais installée de répression des organisations antiracistes, en particulier celles issues des quartiers populaires, régulièrement visées, stigmatisées, voire dissoutes ces dernières années.

Le FUIQP apporte son plein soutien aux membres de Génération EDR et appelle à une mobilisation large contre cette nouvelle offensive politique. Criminaliser les luttes contre le racisme ne fera pas disparaître les discriminations ; cela ne fera que fragiliser davantage l’État de droit.

Nous refusons que celles et ceux qui dénoncent le racisme soient traités comme des ennemis publics.

Communiqué du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)

07/04/2026

VIOLENCES POLICIÈRES À ÉVIN-MALMAISON

COMMUNIQUÉ DE SOUTIEN ET APPEL À LA MOBILISATION

Samedi 4 avril 2026, devant le domicile familial, à Évin-Malmaison dans le Pas-de-Calais, un jeune homme a été interpellé. Alors qu’il ne présentait aucune résistance, il a été violemment maîtrisé, étranglé jusqu’à perdre connaissance, sous les yeux de ses parents.

Malgré leurs cris, malgré leur détresse, la violence s’est poursuivie jusqu’à mettre sa vie en danger. Pris de convulsions, il a été hospitalisé puis immédiatement mis en garde à vue, après avoir reçu des soins.

Nous exprimons d’abord notre soutien total et indéfectible à la famille suite à ces violences policières qui n’avaient aucune justification.

Ce qui s’est produit n’est pas un “dérapage”. Ce n’est pas un fait isolé. C’est une réalité que vivent trop souvent les habitants des quartiers populaires.

Nous dénonçons avec force :

  • Des pratiques policières brutales et disproportionnées,
  • Une logique de déshumanisation, où nos vies semblent compter moins,
  • Un système qui tolère, couvre et banalise ces violences.

Oui, il faut le dire clairement : dans ce pays, trop souvent, les jeunes noirs et arabes sont traités avec une violence indigne d’un État de droit.

Nous refusons de nous taire.

Nous refusons de banaliser l’inacceptable.

Nous exigeons :

  • L’ouverture immédiate d’une enquête indépendante,
  • La suspension des agents impliqués,
  • Que toute la lumière soit faite sur l’état de santé du jeune et sur les faits,
  • Que justice soit rendue.

Nous appelons à la mobilisation la plus large:

  • Pour soutenir la famille,
  • Pour exiger vérité et justice,
  • Pour dénoncer les violences policières et le racisme systémique.

Parce que ce qui s’est passé à Évin-Malmaison nous concerne toutes et tous. Parce que derrière chaque affaire, il y a des vies, des familles, une dignité piétinée.

Nous ne laisserons pas faire.

Solidarité totale avec notre camarade et sa famille.

Vérité et justice.

Stop aux violences policières.

Pas de justice, pas de paix.

Communiqué du FUIQP

06/04/2026

STOP AU RACISME

Contre les attaques racistes portées par un système de domination suprémaciste blanc : mobilisation générale à Saint-Denis et dans tous les quartiers populaires !

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) apporte son soutien au rassemblement qui aura lieu à Saint-Denis et à Pierrefitte-sur-Seine ce samedi 4 avril.

Depuis plusieurs semaines, Bally Bagayoko est la cible d’attaques racistes d’une violence inacceptable.

D’autres maires noirs et arabes de villes de banlieue subissent également ce déchaînement raciste.

Les propos tenus dans certains médias, allant jusqu’à des comparaisons animales, ne sont pas des “dérapages”.

Ils révèlent un racisme profondément ancré, hérité de siècles d’esclavage et de colonialisme, qui s’exprime aujourd’hui de manière décomplexée — à travers un système de domination suprémaciste blanc, sous des formes biologiques comme culturelles.

Ce qui est visé dépasse une personne.

C’est aussi le fait qu’un héritier de l’immigration, issu des quartiers populaires, accède à des responsabilités politiques en portant une parole qui dénonce les crimes coloniaux contemporains, notamment en Palestine, ainsi que les violences policières, et qui refuse de se taire face aux injustices.

Ces attaques et injures ignobles sont un indicateur de l’avancée du processus de fascisation que déploie la classe dominante depuis plusieurs décennies.

Les objectifs de ce processus sont limpides :

  • maximiser les profits ici, c’est-à-dire paupériser encore plus les classes populaires,
  • et reconquérir le terrain perdu par l’impérialisme français en Afrique.

Bref, il s’agit de mener des guerres coloniales là-bas et une guerre sociale ici.

De tels objectifs ne peuvent être atteints qu’en développant le racisme sous toutes ses formes, en réprimant les mouvements sociaux et en réduisant les droits démocratiques.

Loin d’être un délire de quelques racistes excités, les « dérapages racistes » sont le résultat logique d’une politique précise au service des dominants.

Nous dénonçons avec force :

  • la négrophobie et l’islamophobie qui se banalisent,
  • la montée de l’extrême droite et la diffusion de ses idées bien au-delà de ses rangs,
  • un racisme systémique structuré par un système de domination suprémaciste blanc, qui frappe nos quartiers populaires, en particulier les Noirs et les Arabes,
  • toutes les discriminations qui en découlent.

Nous affirmons :

Nos quartiers ne sont pas un problème.

Ils sont une force — antiraciste, populaire et anticoloniale.

Le rassemblement du 4 avril est un moment important :

Un moment pour dire non au racisme.

Un moment pour défendre notre dignité.

Un moment pour montrer que nous ne laisserons rien passer.

Le FUIQP appelle à une mobilisation générale :À Saint-Denis, à Pierrefitte, et dans tous les quartiers populaires.

Parce que nos vies comptent.

Parce que nos voix comptent.

Parce que nous ne reculerons pas.

Parvis de la mairie de Saint-Denis

Samedi 4 avril 2026

Communiqué du FUIQP

02/04/2026

Interdiction du voile : une décision qui fabrique des citoyennes de seconde zone

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) dénonce avec la plus grande fermeté la décision de justice rendue le 18 mars 2026, validant un arrêté municipal interdisant le port du voile lors des conseils municipaux.

En validant cet arrêté, la justice franchit un nouveau cap dans l’escalade islamophobe qui traverse les institutions françaises. Cette décision ne relève pas d’une simple question de règlement intérieur : elle organise l’exclusion politique ciblée des femmes musulmanes, en particulier celles portant le hijab, en leur refusant de fait l’accès plein et entier à l’espace démocratique local.

Le FUIQP le dit clairement : nous assistons à la construction assumée d’un droit d’exception visant les musulman·es. Sous couvert de « neutralité », cette décision entérine une discrimination flagrante. Elle ne vise pas une pratique abstraite, mais des femmes bien réelles, déjà parmi les plus exposées aux discriminations.

Empêcher une femme portant le hijab de participer à un conseil municipal, c’est lui dire qu’elle n’est pas une citoyenne comme les autres. C’est conditionner l’accès à la démocratie à l’effacement de son identité. C’est instaurer une hiérarchie entre les citoyen·nes.

Cette décision du 18 mars 2026 s’inscrit dans une continuité politique et judiciaire : lois, circulaires, arrêtés et polémiques médiatiques convergent pour faire des musulman·es — et en particulier des femmes musulmanes — un groupe constamment suspect, encadré et restreint. Ce ciblage systémique constitue une dérive grave de l’État de droit.

Le FUIQP alerte : ce qui se joue ici dépasse largement la question du hijab. C’est la possibilité même pour une partie de la population de participer à la vie publique sans renoncer à ce qu’elle est. Aujourd’hui les femmes musulmanes, demain d’autres minorités.

Nous refusons cette normalisation de l’exclusion. Nous refusons que la justice devienne un levier de légitimation de politiques discriminatoires.

Le FUIQP appelle à une mobilisation large et déterminée contre cette décision et contre toutes les politiques islamophobes. Nous réaffirmons que l’égalité ne se négocie pas, qu’elle s’applique pleinement ou elle disparaît.

Aucune démocratie ne peut survivre en excluant une partie de ses citoyen·nes.

Communiqué du FUIQP

21/03/2026

La police tue, la justice couvre : justice pour Nahel Merzouk

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) exprime sa profonde colère et son indignation après la décision rendue par la Cour d’appel de Versailles dans l’affaire du meurtre de Nahel Merzouk.

Pour rappel, Nahel Merzouk, 17 ans, a été abattu par un policier d’une balle dans le thorax le 27 juin 2023 à Nanterre. Alors que les juges d’instruction avaient retenu la qualification de « meurtre » en vue du procès, les juges de la Cour d’appel ont choisi de requalifier les faits en simples « violences sans intention de la donner ».Cette décision n’est pas seulement incompréhensible au regard des faits : elle s’inscrit dans un schéma désormais bien connu. À chaque fois qu’un jeune des quartiers populaires est tué par la police, les mêmes mécanismes se mettent en place : minimisation des faits, requalifications favorables aux agents, lenteur judiciaire et, trop souvent, absence de condamnations à la hauteur de la gravité des actes.

Ce que révèle cette décision, c’est un problème structurel et systémique : une justice qui, trop souvent, protège l’institution policière au lieu de garantir l’égalité devant la loi. Dans ces conditions, un sentiment profond d’injustice et d’impunité ne peut que grandir dans les quartiers populaires.

Le FUIQP tient à exprimer son soutien total à la famille de Nahel, à ses proches et à toutes celles et ceux qui continuent de se battre pour que la vérité soit reconnue et que justice soit rendue. Leur combat dépasse largement ce seul dossier : il concerne toutes les familles victimes de violences policières.

Le FUIQP soutient également l’appel à la marche pour la justice et la vérité lancé par la mère de Nahel, Mounia Merzouk, qui se tiendra le samedi 21 mars à Nanterre, avec un départ prévu place de la Boule. Nous appelons largement à y participer afin d’exprimer notre solidarité avec la famille et notre refus de l’impunité.Nous refusons que la mort d’un adolescent de 17 ans puisse être juridiquement réduite à de simples « violences ». La police tue, et la justice couvre : cette mécanique doit cesser.

Le FUIQP appelle à poursuivre la mobilisation pour la vérité, la justice et la fin de l’impunité policière.

Justice pour Nahel et pour toutes les victimes!

Pas de justice, pas de paix!

Communiqué du FUIQP

17/03/2026

Iran, Palestine, Venezuela, Cuba : un même impérialisme, une même résistance

Après le Vénézuéla et Cuba l’impérialisme états-uniens épaulé par son vassal sioniste s’attaque aujourd’hui à l’Iran.

Plus d’un millier de frappes aériennes par plusieurs centaines d’avions en une seule journée : tel est le visage réel d’un hégémonisme états-unien, mis à mal sur les plans économique, technologique, scientifique et diplomatique par l’essor de la Chine et des BRICS, et qui tente de se rétablir par la seule hégémonie qui lui reste, celle des armes.

La riposte iranienne a été à la hauteur de l’attaque en ciblant les bases militaires états-uniennes en Arabie Saoudite, aux Émirats Arabe Unis, au Qatar, à Bahreïn, au Koweït, à Oman, en Jordanie, à Chypre, en Israël et en Irak.

L’hypocrisie des autres pays impérialistes occidentaux prend la dimension d’une véritable farce. N’ayant pas condamné l’agression états-unienne, ils s’offusquent de la réaction iranienne.

La Grande-Bretagne se déclare prête à entrer en guerre et autorise les Etats-Unis à utiliser ses bases dans la région. L’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne signent une déclaration dénonçant les « frappes indiscriminées iraniennes ». La France se déclare « prête à participer à la défense » de ses alliés.

Les explications dominantes de cette nouvelle guerre impérialiste ont comme axe central de la décontextualiser en ne la reliant pas aux autres axes stratégiques de Washington.

Or du Vénézuéla à l’Iran en passant par la Palestine et le Groenland une même logique de contrôle des sources de pétrole et de gaz d’une part et des routes commerciales d’autre part est en déploiement.

Le véritable but de guerre est de faire des USA un intermédiaire incontournable pour l’accès à l’ énergie et ainsi de disposer d’un moyen de pression efficace pour imposer le maintien d’un ordre rentier.

Si la Chine est la première cible, les autres pays des BRICS et même l’Europe sont concernés.

Dans cette guerre impérialiste il y a sans contestation possible un agresseur et un agressé. La solidarité avec le peuple iranien frappé aujourd’hui par les bombardements après avoir été étranglé pendant de nombreuses années par les sanctions économiques doit être totale. La nécessité de construire un front anti-impérialiste, anticolonial et antiraciste populaire et urgente.

Cette guerre n’est pas lointaine. Elle a des effets immédiats ici. Elle poussera à de nouvelles hausses des budgets militaires ici au détriment des budgets de l’éducation, de la santé, des droits sociaux, etc. Elle alimentera une islamophobie d’État déjà largement diffusée par en haut. Elle accélèrera le processus de fascisation en cours.

Le FUIQP appelle à l’unité anti-impérialiste des forces populaires ici et internationalement pour s’opposer à cette guerre :

Un seul système de domination

Un seul camp : celui des peuples

Un seul combat : la souveraineté, l’égalité et la justice.

Communiqué du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP)

Communiqué du FUIQP à l’occasion des élections municipales

À l’occasion des élections municipales, le FUIQP tient à rappeler la cohérence de ses engagements et de ses principes.

Bien que ces élections relèvent de l’échelon local, nous affirmons que les enjeux municipaux ne sauraient être dissociés des orientations politiques nationales et internationales portées par les formations candidates. Les choix effectués à l’échelle locale participent d’une vision globale de la société, de la justice et des solidarités.

À ce titre, le FUIQP ne pourra soutenir aucune liste ni aucun parti qui ne porterait pas des positions clairement anti-impérialistes et anticolonialistes. Nous considérons que la solidarité internationale, et notamment le soutien au peuple palestinien face à la colonisation, à l’occupation et aux violences qu’il subit, constitue un marqueur politique fondamental. Le silence, l’ambiguïté ou la complaisance sur ces questions sont incompatibles avec nos principes.

De la même manière, nous ne saurions apporter un quelconque soutien à des partis ou à des responsables politiques qui ont soutenu, voté ou défendu des lois et des mesures islamophobes et racistes. Les politiques de stigmatisation, de discrimination et de restriction des libertés visant des populations en raison de leur religion, de leur origine ou de leur appartenance supposée sont en contradiction directe avec les valeurs d’égalité, de dignité et de justice que nous défendons.

Dans un contexte marqué par un racisme systémique persistant, nous affirmons également la nécessité de soutenir et d’encourager les candidatures de personnes issues des minorités racisées qui portent des positions claires en matière de justice sociale, d’égalité réelle et de lutte contre toutes les formes de discrimination. Leur présence et leur engagement constituent un enjeu démocratique majeur face aux mécanismes structurels d’exclusion.

Les élections municipales doivent être l’occasion de renforcer la solidarité, la justice sociale et la lutte contre toutes les formes de racisme et de domination. Le FUIQP appelle donc à une vigilance politique claire et à un engagement cohérent avec ces principes fondamentaux.

Communiqué du FUIQP

7/03/2026

Mort d’El Hacen : la vérité dévoyée, la responsabilité engagée

La mort d’El Hacen Diarra n’est ni un fait divers ni un drame isolé.

Les éléments rendus publics par l’avocat de la famille établissent qu’il est décédé à la suite d’une interpellation, dans une continuité de pratiques institutionnelles ciblant en priorité des personnes noires, arabes et tziganes, régulièrement exposées à la violence et à l’impunité.

Cette affaire révèle un système où certaines vies sont tolérées, contrôlées et exposées, mais jamais pleinement protégées.

Malgré le dépôt rapide d’une plainte, cinq jours se sont écoulés avant l’ouverture d’une information judiciaire.

Ce délai s’est accompagné d’un silence institutionnel, laissant s’installer un récit officiel fondé exclusivement sur la version des policiers impliqués, évoquant un simple malaise, sans élément objectif ou médical.

Ce silence n’est pas neutre.

Il a permis un dévoiement de la vérité, par retard et omission, jusqu’à ce que la communication publique de l’avocat de la famille rende visibles des éléments déterminants.

Les conclusions de l’autopsie contredisent la version initiale :

•. fracture du cartilage thyroïde, compatible avec un étranglement,

• plaie profonde à la tempe,

• décès survenu immédiatement après l’interpellation.

Ces constats corroborent les images et les paroles de la victime déclarant : « vous m’étranglez ».

Il est également établi que les caméras-piétons n’étaient pas activées, en raison d’un prétendu défaut de batterie, information non communiquée à la famille ni au public dès l’origine.

Cette absence d’images, comme dans de nombreuses autres affaires similaires, pose la question de la transparence et de la conservation des preuves.

Ce que révèle la mort d’El Hacen, ce n’est pas une bavure isolée, mais un enchaînement de violences, de silences et de protections institutionnelles.

Pour le FUIQP, la gravité des faits impose :

• des actes d’instruction immédiats, indépendants et transparents,

• la mise en cause judiciaire des policiers impliqués,

• la fin de l’impunité institutionnelle.La famille d’El Hacen a droit à la vérité et à la justice.

Nos quartiers ont droit à la fin de ces morts qui se répètent.

Mais cela ne concerne plus seulement nos quartiers.

Quand la vérité peut être dévoyée par le silence, c’est toute la société qui est concernée.

Plus un seul mort dans nos quartiers.

Plus un seul mort sous interpellation.

Plus un seul mort sans vérité, sans justice, sans responsabilité.

On n’oublie pas ! On ne pardonne pas !

26/01/2026

Communiqué du FUIQP

Un seul combat !

Guerre coloniale en Palestine et au Venezuela,

Guerre sociale contre les classes et quartiers populaires:

Un seul combat !

L’agression impérialiste contre le peuple vénézuélien et l’acte de brigandage international que constitue le rapt du président Maduro et de son épouse, ont suscités à juste titre des mobilisations et des protestations.

Au cours de ces mobilisations certaines des prises de position prétendaient soutenir le peuple vénézuélien tout en critiquant en pleine agression armée le gouvernement du Venezuela et son président. Pour le pire certains renvoient dos-à-dos Donald Trump et l’impérialisme qu’il représente d’une part et le « dictateur Maduro » d’autre part. D’autres moins caricaturaux insistaient sur les « critiques » à Maduro et à son gouvernement tout en condamnant l’agression états-unienne.

Cette position du « Ni-Ni » n’est pas neuve.

Nous l’avons rencontré récemment dans toutes les guerres coloniales récentes de la Palestine à la Lybie en passant par la Syrie. Plus anciennement elle a été présente pendant la guerre de libération nationale algérienne où certains prétendaient expliquer depuis Paris au peuple algérien comment se battre.

Dans les séquences d’agression militaire ouverte ce flou freine l’émergence du mouvement de protestation massif qu’exige l’implication de notre propre impérialisme au côté des Etats-Unis. Ce flou masque, en effet, des principes politiques essentiels de tous les combat anticolonial et antiimpérialiste : s’attaquer d’abord à notre propre impérialisme, distinguer entre les contradictions principales du moment et les contradictions secondaires, prendre en compte l’ensemble du contexte, etc. 

Concernant la contextualisation : Comment prétendre analyser la situation du Vénézuéla ou le bilan des gouvernements Chavez et Maduro sans nommer ce qu’il subit depuis des années : blocus, ingérences et déstabilisations politique, asphyxie économique, etc ?

Si dans un bureau parisien ces mots peuvent être perçus par des « spécialistes dilettantes » de révolution » comme des abstractions, ce n’est pas le cas pour le peuple vénézuélien. Aucune analyse sérieuse d’une telle situation ne peut faire l’économie du rapport de forces. Aucune réflexion sur la démocratie ne peut ignorer l’agression permanente exercée par les grandes puissances occidentales contre le peuple vénézuélien.

Notre position en pleine agression ne doit souffrir d’aucune ambiguïté ni nuance : les peuples ont le droit à la souveraineté, et aucun État impérialiste n’a à décider qui est légitime ou non ailleurs.

Le peuple vénézuélien ne s’y trompe pas. Il se mobilise massivement et se prépare à la résistance armée non seulement pour dénoncer l’agression militaire mais en prenant comme première revendication la libération de Maduro et de son épouse.

C’était déjà la réponse du peuple algérien à toutes les conditions mises par certains pour soutenir la lutte du FLN, à toutes les nuances mises dans ce soutien, à toutes les positions du Ni-Ni qu’elles soient explicites et assumées ou honteuses et enfermées dans des argumentaires abstraits.

La guerre d’agression contre le Venezuela n’est pas une guerre lointaine. Elle est un des effets d’une crise d’hégémonie de l’impérialisme états-unien dominant la planète depuis 1945 et plus largement encore d’une crise de l’hégémonie de l’impérialisme occidental pluriséculaire. C’est pour réimposer militairement cette hégémonie menacée et les surprofits qui l’accompagne que les Palestiniens subissent un génocide accéléré depuis plus de deux ans, après des décennies d’un génocide plus lent. Les mêmes raisons sont aux sources des martyres des peuples soudanais, congolais, somalien, etc.

Elle n’est pas lointaine non plus parce que pour la mener les Etats impérialistes imposent ici une guerre sociale et une guerre raciale. 

Une guerre sociale contre les travailleurs, les chômeurs, les précaires. La hausse des budgets de guerre se traduit inévitablement en baisse de nos conditions d’existence, en hausse de la paupérisation et de la précarisation, en destruction des services publics. 

Une guerre raciale contre les immigrations, les quartiers populaires, contre celles et ceux désignés comme boucs émissaires pour détourner les colères populaires légitimes vers de fausses cibles. 

Nous vivons dans un climat d’islamophobie d’État toujours plus décomplexé : discours politiques, lois d’exception, pratiques policières quotidiennes.

Une stratégie qui divise, qui détourne la colère sociale, et qui protège un système profondément injuste.

C’est pourquoi nous refusons de compartimenter les luttes.

La Palestine, le Venezuela, l’Afrique, et les quartiers populaires ici sont des fronts différents d’un même combat contre l’ordre impérial, colonial et capitaliste.

L’anti-impérialisme n’est pas un supplément d’âme.

C’est une condition de toute politique émancipatrice réelle.

Notre camp, c’est celui des peuples qui résistent.

Celui de la dignité, de la souveraineté, et de l’égalité réelle, ici comme ailleurs.

Alors aujourd’hui, place de la République, nous l’affirmons collectivement :

Pas de justice sociale sans anti-impérialisme!

Pas de paix sans fin des guerres coloniales !

Pas d’égalité sans lutte contre l’islamophobie d’État !

Farid Bennaï, porte-parole du FUIQP

9/01/2026

SOUTIEN TOTAL AU PEUPLE VÉNÉZUÉLIEN

Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires – FUIQP dénonce la nouvelle agression militaire états-unienne contre le peuple et le gouvernement du Venezuela. Le rapt du président vénézuélien et de son épouse confirme que l’impérialisme états-unien mérite sans aucun doute le qualificatif de brigand international et de terrorisme d’État. Une nouvelle fois, l’impérialisme montre son véritable visage : celui d’un système économique et politique prêt à tout pour sauvegarder ses profits. En violant une fois de plus le droit international et la souveraineté nationale d’un peuple, l’impérialisme yankee vise à imposer par la force et l’intimidation une politique étrangère contraire à la volonté du peuple vénézuélien.

Après avoir tenté vainement depuis de nombreuses années de soumettre la résistance du peuple et du gouvernement vénézuélien par des tentatives de déstabilisation, des ingérences et des sanctions qui asphyxient son économie, Washington tente désormais d’imposer ses intérêts par la force militaire.

Le FUIQP salue la résistance exemplaire du peuple vénézuélien et réaffirme son soutien total à sa lutte légitime contre l’impérialisme, le sionisme et toutes les violations du droit des peuples. Cette résistance exemplaire fait du Venezuela, aux côtés de la Palestine et de l’ensemble des peuples en résistance, le symbole de l’aspiration universelle à la justice, à la paix et à la souveraineté populaire.

Nous appelons l’ensemble des organisations, syndicats, partis politiques, citoyennes et citoyens épris de justice et de liberté à se mobiliser massivement pour soutenir la résistance de ce peuple uni derrière son projet bolivarien. Il est de notre devoir de manifester notre solidarité internationale par tous les moyens démocratiques à notre disposition : rassemblements, pétitions, campagnes d’information et actions concrètes.

La solidarité internationale est l’arme la plus puissante des peuples contre l’arbitraire, l’oppression et l’exploitation. Ensemble, faisons entendre la voix de celles et ceux qui défendent la souveraineté, la dignité et la liberté des peuples !

Exigeons le retrait des troupes états-uniennes des Caraïbes.

Mobilisons-nous jusqu’à la libération du président Maduro et de son épouse.Non à l’ingérence !

Non à l’impérialisme !

Solidarité avec le Venezuela !

Nous sommes tous Vénézuéliens et Bolivariens.

S’unir pour ne pas subir.

Le 03/01/2026 à Lille

Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires

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Le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP) est une organisation politique autonome engagée dans la lutte contre le racisme, le colonialisme, l’impérialisme et toutes les formes d’oppression. Il œuvre pour la justice sociale, l’égalité et la dignité des peuples.

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